Fonda, cueca et terremoto : C’est la fête au Chili !

Bonsoir,

Ca fait un ptit boute. Ptit boute que je n’ai pas repris la plume, ptit boute aussi, il faut bien le dire, que je suis arrivé au Chili. Et voilà je me rends un peu compte que le temps passe. Ouh là pas de nostalgie nonon, d’ailleurs ca ne collerait pas du tout avec le titre de ce post très Patrick Sebastien-esque, non, juste une impression. Surtout parce qu’avant, c’était l’hiver et que maintenant c’est l’été, enfin le printemps, enfin il fait beau et chaud quoi. Et puis s’approcher ainsi de la belle saison, ici au chili, ca signifie que s’en viennent les festivités du 18 Septembre.

Le 18 Septembre, c’est la fête nationale chilienne, avec un grand F. 4-5 jours de vacance au cours de laquelle les chiliens se gavent d’asado (barbecue), se réunissent dans des fondas (genre de festivals musicaux) et n’oublient pas de s’abreuver, de manière plus ou moins soutenue de chela (bière, cerveza ca marche aussi), de pisco (eau de vie de raisin), et de terremoto (vin cheap-grenadine-boule de glace à l’ananas, toujours peu conquis par ce mélange). Mais si je vous en parle maintenant, c’est qu’en fait, les festivités et les fondas commencent 2 week ends avant, genre ce week end là là. Par exemple, les facs organisent elles aussi chacune leur propre fonda ouverte au public (et comme il y a bien 17 universités différentes à Santiago chacune comptant différentes facultés, ca en fait pas mal des fondas à pouvoir écumer, il faut donc s’y prendre à l’avance). Pour des raisons évidement strictement bloggo-professionnelles, j’ai donc moi aussi dû me plier à la tradition de la fonda étudiante.

Et finalement hormis des cheveux et des vêtements bien copieusement arrosés d’éthanol et des chaussures presque totalement désolidarisées de leurs semelles suite à quelques mouvements de foule assassins, ce que je retire de cette expérience c’est un intérêt voir une certaine fascination pour la cueca.

La cueca, c’est la musique par excellence du 18 Septembre et donc la danse nationale chilienne. Pour accompagner cette joyeuse soulerie, mon esprit étriqué de pas encore chilien, aurait plutôt imaginé un genre de rock/ska bien perché. Mais pas du tout. La cueca, c’est une musique qui vient des années 1800 directement de l’Espagne auquel s’est ajouté un poil d’influence amérindienne et africaine. Elle évoque aujourd’hui l’esprit huaso del campo (cowboy chilenos). Durant la cueca, l’homme ou gallo (coq) cherchera symboliquement à attraper/séduire sa gallina (poule) ici, la femme, par l’intermédiaire d’une technique de pas et de suites de déplacements assez complexes (que je m’efforce d’acquérir) tout en faisant tourner un foulard coloré en guise de crête. Et ici au Chili, TOUT le monde danse la cueca, des marmots à l’école aux vieux-vieux. Bien marrant donc de voir les jeunes alcoolisés de la fonda étudiante, ceux là qui auparavant m’arrachaient mes semelles lors d’un harlem shake, s’appliquer maintenant à capturer leur poule du soir en agitant leur foulard imaginaire…

La cueca porte le passé campestre du Chili mais également de ses régions et même de ses villes avec 17 variantes pratiquées le long du territoire. Voilà c’est cet empreinte de culture que je voulais partager.
Et en attendant le 18 Septembre : Chichichi ! Lelele ! Viva Chile !!
Je vous laisse sur ce petit air de cumbia bien sympatoche qui chatouille aussi pas mal mes oreilles depuis mon arrivée.

A bientôt !!!

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L’effet Mundial !

Comme la plupart d’entre vous l’auront deviné je ne parle pas ici de la coupe du monde de bridge qui se déroule en ce moment au pays de galles mais du Mundial de football. Et avouez que c’est un spectacle autrement plus passionnant. Je n’écris pas ici une critique sportive et je ne suis pas d’habitude un fanatique suprême du ballon rond mais bon sang qu’est ce que c’est chouette ! Des matchs de folie qui ne se jouent à rien jusqu’à la dernière seconde ! L’impression que n’importe quelle équipe peut l’emporter (nan mais sans déconner vous avez regardé Belgique-USA ou Brésil-Chile ?!)… Voilà, et en plus le fait de vivre ca ici en Amérique du Sud dans une ville multiculturelle avec des communautés chiliennes, colombiennes, brésiliennes, argentines, (les français ne sont pas en reste)…  absolument dévouées au football et à leur équipe, c’est simplement une bien belle occasion de partager, de crier, de célébrer les victoires comme les défaites d’une même voix, et parfois jusqu’au bout de la nuit. Je n’oublie pas les multiples méga-arnaques de la FIFA , quelques matchs semi-truquées et la grogne du peuple brésilien (qui d’ailleurs semble s’être calmé peut être étouffée par l’émotion de la compétition, je me trompe ou pas ?). Mais moi je trouve ça beau, éphémère certes, inutile peut-être, mais beau.

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Ca c’est Place d’Italie, la célébration de la victoire du Chili sur l’Espagne synonyme de qualification pour les 8èmes de final

 

On comprend donc que dans tout ça, au grand désespoir des millions de fidèles de ce blog, je l’ai quelques peu laissé de coté ces derniers temps…

Et pourtant ces derniers temps, il s’en ai passé des choses quand même ! Je vous avez laissé sur ma mine temporairement fermée. Eh bien elle a rouvert mais sans moi… Sachez d’ailleurs que j’en suis ravi ! Bon évidement ça complique un peu les choses. Il a fallu par exemple cravacher un peu pour redemander un visa. Il faut également avouer que le moment pour perdre mon job n’a pas été très bien « choisi » puisque le minier est au creux de la vague en ce moment au Chili avec le prix du cuivre toujours en baisse et l’hiver qui gèle la plupart des projets d’exploration. Mais rassurez-vous, j’ai de quoi voir venir et attendre de jours meilleurs. Et puis lorsque je recevrai mon visa je vais pouvoir travailler dans d’autres jobs que la géologie.

Derniere news en date, je déménage ! Me voilà Parc Bustamante (je vous invite à aller rejeter un œil à la carte du métro ici    https://benenchile.wordpress.com/2014/05/18/metro-boulot-taco/  c’est sur la ligne verte). On est pas loin de Bellavista, du Barrio Italia et du Barrio Lastarria, super chouette position !

On se revoit surement après le 13 Juillet ! Avec évidement la victoire de… (mettez votre équipe favorite ici)

Allé la France bordel !!!

 

Metro, boulot, taco !

On m’avait pourtant prévenu au tout début de mes pérégrinations santiaguines, « là en ce moment c’est calme (piola), tu va voir dans quelques semaines, ici ce sera l’enfer.. ». Ah ok. Il est vrai que le concept des grandes vacances chiliennes en Février j’avais un peu du mal à saisir à l’époque. Et à l’époque en effet, c’était plutôt calme.

Maintenant non.

Je n’imaginais pas, moi, petit provincial, un tel bordel. Santiago, c’est la ville des tacos (bouchons), tacos sur les routes, tacos dans les bus, tacos dans le métro. Santiago c’est plus de 7 millions d’habitants dont la plupart vivent dans les quartiers périphériques et travaillent au centre. Entre 5h et 7h pm, peu importe ton moyen de locomotion, tu vas en baver. Bon il y a quand même des gens qui profitent du luxe de se déplacer à pied (comme moi) ou en vélo. Je vais vous parler du métro.

A la base, le métro est plutôt chouette et bien foutu. Les stations sont vastes et aérées et sont dotées de plans pratiques du quartier avec la localisation des bars, restaurants, banques.., sur les quais on trouve des ventilateurs-vaporisateurs, il y a des bornes wifi gratuites, dans certaine station on a même accès à un système de bibliothèque, c’est pas très chère (de 570 à 680 CLP selon les horaires soit 1$-1$20 environ, avec une réduction à 200CLP pour les étudiants) payé avec la carte BIP rechargeable, les rames sont cleans, les gens l’été s’assoient sur le sol, accès handicapé dans la plupart des stations… bien quoi. Voilà le plan du métro.

Pour mémoire, moi j’habite près de la station Los Leones.

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Sauf qu’entre 5 et 7h pm, le métro se transforme en jungle (les animaux restant toutefois plutôt civilisés). On fait la queue pendant 15 minutes avant de passer les barrières, puis encore 15 minutes avant d’entrer sur le quai, puis une fois sur le quai, c’est chacun pour soi. Il faut tout d’abord savoir se positionner stratégiquement afin de n’être pas loin des portes du métro qui arrive tandis que des mecs en jaune cherchent à éviter que quelqu’un tombe sur la voie durant l’opération. Pour plus d’efficacité on peut jouer un peu des coudes. Ensuite si les portes du métro s’ouvrent miraculeusement devant soi, une petite prise d’élan est nécessaire pour s’insérer dans la masse compacte de corps humains qui déborde déjà de la rame. Il n’est pas rare à se moment d’entendre des grognements voir des remontrances à l’égard de celui qui vient fièrement de déboiter l’épaule d’un de ses désormais compagnon de voyage. Bref, pour prendre le métro dans ces horaires, il faut être fort, vif et rusé et normalement on monte au troisième métro. J’imagine que certaines personnes non dotées de ces qualités doivent simplement attendre quelques heures la fin du rush.
Et ca se répéte tout les jours de la semaine. Oui l’enfer.

Si je parle de ca c’est que j’ai pas mal l’occasion de l’expérimenter en ce moment. Mine toujours fermée pour non respect des normes communales d’urbanisme. Enfin, moi de ce que je comprends, c’est que le maire a décidé de nous enmerder un peu. Lisez ca si ca vous intéresse http://www.biobiochile.cl/2014/05/12/polemica-por-cierre-de-recinto-minero-en-rio-colorado.shtml
En tout cas, pas de nouvelles concernant sa réouverture et un poil de précarité naissante.

Bisou.

 

Winter has come…

Non, je ne suis pas en train de spolier le dernier épisode del Juego de los tronos. Vous vous imaginez bien que j’ai d’autres chats à fouetter (House of Cards saison 2 par exemple.. une des raisons honteuses pour laquelle il n’y a plus de posts depuis près d’un mois).  Je me suis simplement dit qu’un titre pareil, ca allait attirer le client. A ver..

Mais c’est vrai, l’hiver est arrivé ici, et avec lui un certain ralentissement voir même parfois un piétinement. Pour preuve, les heures passées à attendre au ministère de l’immigration puis à la police d’investigation pour rien (je veux mon RUT criss !), la banque qui ne parait pas super motivée pour m’ouvrir un compte, la lettre du Canada qui tarde à vouloir arriver. On se croirait un peu comme lors de certains jours à la mine, certains jours comme celui qui se termine. A la différence qu’à la mine on se les caille menues.
Serait-ce finalement l’arrêt du flux d’adrénaline qui me surmotivait depuis  mes débuts au Chili ? A ver..

Il reste que la montagne est belle et que les couchés de soleil se marient plutôt bien avec la couche de neige qui s’épaissit.

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Bonne nuit !

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Au boulot

Le travail, des fois  c’est dur, des fois c’est bien et des fois c’est encore mieux. Ce matin par exemple, j’ai kiffé en osti !
Je suis parti avec l’équipe des foreurs de surfaces dans une vallée quelque peu éloignée du campamento et des humains. J’en ai profité pour m’octroyer une petite grimpette touristique géologique à plus de 4000m d’altitude option Aconcagua. Là je me suis dit, ben j’ai quand même du bol d’être ici…

Je partage donc avec vous ces quelques photos pour frimer un peu parce que je suis sympa.

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Aussi, il y a encore une interview  qu’il faut absolument que vous alliez voir (oui je sais c’est assez nombriliste, mais qu’on se le dise, je ne m’arrêterai pas avant d’avoir fait le 20h de David Pujadas). Elle est mieux que la précédente et en plus dans celle là je jette un sacré pavé dans la marre sur la société chilienne. Attention je suis sans concession..
C’est ici : http://www.expat-blog.com/fr/interview/175_ben-au-chili.html

Bisou !

A 3000km près…

Bonsoir,

Certaines personnes se demandent, non sans un certain stress compréhensible, si j’ai survécu. En voici la preuve. Et voici une carte aussi pour expliquer. (appréciez les premiers réels efforts multimédias sur ce blog avec ces superbes rajouts sur Paint)

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Voilà un petit regard sur la légende suffit pour comprendre qu’étant à 3000km et des poussières de l’épicentre  je n’ai rien pu sentir. Si ce n’est une bonne grosse fatigue aujourd’hui ayant été obligé de suivre le direct du BFMTV local jusqu’à un peu trop tard la nuit dernière. Ce que je retiens de la retransmission, c’est que les chiliens sont vachement forts pour ce qui est de construire des édifices solides (8.3 et quasiment pas de dommages matériels si ce n’est Arica, Iquique et d’autres petits bleds côtiers proche du séisme qui ont un peu morflé avec les vagues) mais un peu moins dans la gestion des évacuations alerte tsunami. Je pense que les 100000 et quelques personnes qui sont restées dehors jusqu’à près de 5h du matin pourraient en témoigner. D’ailleurs qu’ils témoignent ici si ils le veulent…

 

Autre chose, j’ai beaucoup entendu ces derniers jours : « Ben, on comprend pas bien, qu’est ce qui se passe, ou vis-tu ? tu as trouvé un appart ? »

C’est vrai, c’est pas clair. Du coup, un petit point information s’impose.

Alors oui, je suis officiellement un vrai Santiaguino. J’habite à 10 minutes du metro Los Leones au coeur du secteur Providencia (dont j’ai tracé une brève et un incomplète description ici https://benenchile.wordpress.com/2014/02/11/premier-jour/).  D’après mon regard nouvellement avisé et tout à fait objectif, dans Los Leonnes, on se ballade ici entre des buildings d’homme d’affaires, des malls bordeliques et des petites boutiques-snacks hipsters-chics. C’est également le coin de la Suecia réputée pour sa vie nocturne.

En allant à l'office, au dessus du rio Mapocho.
En allant à l’office, au dessus du rio Mapocho.

Moi ca me plaît bien finalement. Et cette dernière semaine, ayant passé la fin de mon shift sur Santiago pour me familiariser avec un nouveau logiciel, j’ai eu le temps de découvrir quelques bonnes adresses et de prendre quelques habitudes (bonnes également je crois).
Mon quartier lui, est essentiellement composé d’immeubles résidentiels du genre de ceux qui seraient susceptibles de résister à notre prochain terremoto, d’ambassades sécurisées et de cliniques privées, tout ca bordé par des rangées d’arbres du genre platane il me semble. Il y a également un dépanneur qui me pourvoit en sauce spaghetti (d’ailleurs assez mauvaises).
L’appartement se situe au 3ème étage dans l’un des immeubles décris plus haut. C’est grand, il y a un long balcon, 2 salles de bain, des housses protégeant des chaises souvent bancales. Ca me permet à moi et aux autres gens qui vivent ici, ma foi fort sympathiques,  (un chilien, une chilienne, une brésilienne) de vivre assez correctement.

Le quartier..
Le quartier..

Encore autre chose, je m’exporte un peu sur le web, j’ai répondu à une petite interview expat ici http://www.aux-cinq-coins-du-monde.com/2014/04/interview-ben-chili/
Si ca vous botte, allez y faire un tour, c’est sympa, et il y a plein d’autres gens aussi qui ont des choses à raconter.

 

Saludos !

 

Escapade à Vina del mar/Valparaiso

Hola !

J’ai refait un peu de tourisme ! Du coup, voilà un peu de matière blogistique à se mettre sous la dent ! Je suis allé sur la côte Pacifique pour rejoindre le cousin. Mais on avait manifestement un emploi du temps trop chargé, et on ne s’est pas vu. On se reprendra je pense, parce que j’ai bien aimé, moi, Vina (avec le tildé, prononcé vigna comme la vigne) Valpo et le Pacifique.

Voilà comment ca s’est passé, j’ai récupéré mon premier chèque le Mardi matin, je l’ai empoché discrètement et j’ai pris le premier bus en direction du Pacifique avec l’intention coupable et au combien gringesque de le dépenser. Il faut savoir qu’au Chili, les transports sont fichtrement efficaces et bajato. (Promis, je vais faire un article là dessus bientôt pour expliquer). Bref 1h30 plus tard, je débarque à Vigna. Je pose mon backpack dans l’hostel quasi vide en cette fin d’été et me voilà parti avec mon nouveau pote argentin dans la découverte de Vina, ville balnéaire, moderne et un poil Jetset. L’objectif partagé est clairement de trouver une terrasse noire de monde et boire de la cerveza pour commencer la soirée. Bon pour le monde, encore une fois c’est assez tranquille. La bière, elle, est Royal.

Le lendemain, on loue des vélos et on est parti pour explorer la côte Nord de Vina direction Concon et Boca, sa plage et ses vagues, parce que je me suis dis que ca pouvait être cool de surfer dans le Pacifique. Il s’avère que j’avais raison ! Location d’une planche et d’une combi pour 8000 pesos (16$). Les vagues sont assez proches de celles de Siouville mais sans le vent. C’est donc plutôt facile pour l’éternel surfeur débutant que je suis. Et cette fois ci je sorts de l’eau avec mes 2 yeux intacts !
Coïncidence, il semble que le cousin était lui aussi dans l’eau à peu près au même moment… On s’est vraiment raté de peu !

Pour le retour, la brume se lève un peu. Ca nous permet d’expérimenter un peu mieux le trou de la couche d’ozone chilien (on s’en sortira avec une face un peu plus rouge que d’habitude) et également d’apprécier la vue sur Valparaiso. Quant à la côte, l’adjectif qui colle le mieux, c’est « bétonnée » ! Je sens que les amoureux de la nature adeptes du guide du routard seront attristés devant cette réplique sud américaine de la Grande Motte. Mais bon, quand on regarde de l’autre côté, c’est bien. On y voit même des phoques se prélassant sur des rochers enduits de fientes de cormorans. Et puis c’est la mer quoi !

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Le lendemain, c’est Valparaiso. Veuillez m’excuser pour mon oubli d’appareil photo ce jour là.. C’est pourtant le b-a-ba du tourisme ! Bon mais c’est pas grave, car il faisait gris et les photos auraient été décevantes. Allez sur google en attendant que j’y retourne. Parce que Valparaiso, c’est quelques chose. Je crois qu’il faut y vivre pour comprendre ce qu’il se passe ici ! En gros, la ville, c’est le port. Un port florissant jadis mais depuis un moment en décrépitude. Ca donne des grandes villas victoriennes en état de délabrement avancé. Ca lui affuble aussi le surnom peu louable de capitale de la mauvaise odeur. Il semble que c’est de cette misère que jaillit l’âme de la ville, et cette âme se traduit par une quantité innombrable de fresques étranges et lumineuses qui colorent les murs des 42 cerros (collines) de Valparaiso. C’est magnifique et on croirait que tout les habitants y ont ajouté leur petite touche. Ca c’est l’idée carte postale que l’on se fait de jour. Je déconseille fortement d’essayer de s’en faire une vers 5h du matin en mode gringo de retour de soirée…

Maintenant, je suis pénard dans mon nouvel appart. Départ pour la mine demain matin aux aurores pour 10 jours de probable silence radio.

D’ici là, portez vous bien !

Saludos !